L’exploitation apicole

Une affaire de famille !

« Les abeilles… on est tombé dedans étant petit ! »

Quatrième génération d’apiculteurs professionnels, Béatrice Robrolle-Mary a développé durant trente ans l’exploitation familiale et vulgarisé notamment l’apithérapie, pour l’intérêt préventif et curatif des produits naturels de la ruche.

Mais l’hécatombe des abeilles subie à la fin des années 1990, liée à l’utilisation de pesticides hyper-toxiques, l’affecte profondément et va donner un nouveau départ à son parcours. Contre un modèle agricole soumis à l’agrochimie, elle devient lanceuse d’alerte et fonde, en 2002, l’association TERRE D’ABEILLES. En 2008, elle ouvre au public son nouvel outil de travail : « La Maison des Abeilles », à Ingrandes, dans le cadre naturel du parc régional de la Brenne. Trois mots-clés pour définir ce site atypique, tourné vers l’avenir : apiculture, pédagogie, développement durable.

« Face à la situation environnementale, associer la pédagogie à l’entreprise m’est apparu évident et d’intérêt général. »

L’expérience professionnelle au service des consommateurs exigeants

Son fils Bruno décroche son BPREA et la rejoint ; puis, Louis (le père de Bruno), dont le coup d’œil pour choisir les meilleurs emplacements de ruchers est un précieux atout pour assurer aux abeilles le meilleur développement. Peu à peu, les colonies essaiment… de l’Indre à la vallée du Cher, des bords de Creuse à l’Anglin et au-delà. On élève les reines d’abeilles – l’abeille du Frère Adam et ce qui reste de l’Abeille Noire, avec l’objectif de produire des miels variés de belle qualité, aux textures onctueuses, « fins comme de la crème », pour le plus grand plaisir des connaisseurs.

La Maison des Abeilles est reconnue par le label « Produit en Berry C du Centre« , qui distingue la production locale de qualité et valorise les circuits courts.

Visite au rucher

Pour nos ruchers sédentaires, comme pour nos ruchers transhumants, nous choisissons des emplacements présentant toutes les garanties d’un développement harmonieux, pour nos colonies et aussi pour nos jeunes essaims. Cette sélection rigoureuse nous permet de produire une diversité de miels de la meilleure qualité, aux saveurs différentes.

« Nous recevons un excellent accueil auprès des agriculteurs soucieux de préserver les pollinisateurs pour bénéficier de leurs services. C’est un partenariat durable que nous établissons ensemble, d’intérêt économique de part et d’autre et au service de la biodiversité. »

La miellerie

Dernière étape de la fabrication du miel : c’est à la miellerie de la Maison des Abeilles que les cadres rapportés du rucher sont désoperculés, puis extraits à froid, par force centrifuge. Le miel est ensuite filtré avant sa décantation, puis mis en pots.

« Rien n’est retiré, rien n’est ajouté ! Sans aucun additif, ni conservateur, le miel peut se conserver naturellement des années durant… Le miel est un produit noble, hors norme, aux vertus reconnues préventives et curatives. Les Egyptiens l’avaient compris bien avant nous ! »

Les portes de la miellerie sont vitrées, permettant aux visiteurs d’observer ces opérations d’extraction du miel à la belle saison, au gré des productions des butineuses.

La transmission : un fil conducteur

 

Au fil des saisons, la Maison des Abeilles accueille des visiteurs toujours plus nombreux et le rucher-école, toujours plus d’adeptes.

« Les sympathisants à la cause des abeilles et à la protection de l’environnement sont nombreux, croyez-moi ! »

C’est Louis, formateur agréé, qui assure les sessions de formation au rucher-école.